Les anciens de l'empire du grand dieu Abounga nous contèrent un jour au temple l'histoire suivante. Je ne suis pas sur de la véracité de cette histoire qui est devenu un mythe raconté oralement de génération en génération. Je décide donc de coucher par écrit la tradition orale afin d'en conserver la valeur au fil des générations.
L'histoire commence au tout début de la diffusion de la religion aboungdiste, elle se déroule dans cet ère sombre (aux alentours du XXIème siècle infidèle) où nous avions encore besoin de la sainte inquisition pour faire respecter notre bon dieu Abounga et pour débarrasser notre le monde d'êtres qui le dénaturaient.
<<Le jeune hérétique marchait sur le parking, il allait jusqu'à l'un des ces véhicule que l'on appelait jadis une voiture, sa voiture était belle, la nouvelle peinture brillait et attirait les regards. Tout en songeant que ceux qui allait à ce que l'on appelait le lycée (lieu d'étude) était des imbéciles qui n'en pouvaient plus de jalousie à la vue de son véhicule, il avançait. Il pensait qu'il avait beau n'être jamais allé ni au lycée ni au temple aboungdiste, cela ne lui empêchait pas d'avoir une magnifique voiture bien qu'il la payât d'occasion.
Le sujet continuait son avancé, une jeune fille entra dans ces pensées, il ne se souvenait plus de son nom bien qu'elle l'idolâtrât tout inférieur qu'il était. Depuis quelques semaines il entretenait avec elle des relations privilégiées comme le faisait à cette époque deux personnes qui s'aimaient. Pourtant il ne l'aimait pas, ses intentions étaient celles qu'ont la plupart des hérétiques mais ce n'était pas réciproque. Toute folle de lui qu'elle était, c'était sa voiture qu'elle aimait.
Il monta dans le véhicule jusqu'au quel il marchait, il ouvrit un compartiment plein de papier et en sorti une peluche rose, il la caressa longtemps cet objet qu'il l'appelait son doudou puis le rangea. Alors qu'il s'apprêtait à tourner la clef pour démarrer sa machine de transport, il aperçut une ombre dans un miroir fixé sur le plafond et ne vit plus rien.
Il se réveilla dans les offices de l'inquisition aboungdiste, il n'avait aucune idée de l'endroit où il se trouvait et n'eut pas le temps de se poser la question, en effet, dès qu'il se réveilla, une horrible douleur lui traversa le corps. Son esprit inférieur mis cependant peu de temps à s'apercevoir qu'il était empalé sur un pieu de bois serti de pics rouillés et qu'il était enchaîné. "Il est réveillé, dit calmement le saint inquisiteur, c'est l'heure de l'aller torturer".
L'inquisiteur apparut. Après avoir baffé ce pédéraste d'hérétique et lui avoir arraché ce que tout homme (bien que notre infidèle n'en soit pas vraiment un) ne veut pas qu'on lui ôte, le saint homme se retira.
On laissa ce qui ressemble de loin à un homme souffrir pendant une semaine, seul, sans nourriture. Au début, il n'avait pas la force de crier ou de supplier et il ne savait pas s'il devait le faire, il attendait. Au bout de ladite semaine, ayant repris ces forces, il eut l'idée stupide (car il était vraiment très stupide) de crier à l'aide. Un autre de nos saints hommes se rendit alors dans la pièce avec une pince, lui donna un coup de cette pince qui lui cassa le nez, un autre qui lui cassa plusieurs dents et lui en fit tomber beaucoup d'autres. Enfin, le sage bourreau lui prit la langue avec la pince, la serra, et la tira, lentement, jusqu'à ce qu'elle s'arrache et que la gorge de l'infidèle soit remplie de sang.
Notre animal ne pouvant plus parler, il laissa nos prêcheur tranquilles. La tradition voulait qu'on le laisse agoniser quelques jours. Ce temps passa assez vite bien qu'il parût long à celui que l'on aurait appelé à l'époque une chochote.
Le premier inquisiteur qui avait également le titre d'aboungardien entra. Dans ce qu'il restait de la bouche de notre zèbre, il mit un entonnoir et il versa dans celui-ci tout un litre d'huile de ricin. Il détacha ensuite ce qui était devenu une loque et le jeta nu sur un bûcher géant où périssaient d'autres hérétiques. Grâce au ciel, en souffrant, notre déchet mourut de l'extrême chaleur combinée à l'éclatement de ses intestins. >>
Tels furent les termes en lesquelles les anciens nous contèrent le récit. Etant petit, à l'écoute de cette histoire, je fus impressionné par les inquisiteurs, ces gens exceptionnels pour lesquels je suis plein d'admiration car ils ont servi Abounga et nettoyer ce monde, ils sont même allé jusqu'à toucher des êtres aussi impurs que les hérétiques pour accomplir leur sainte tâche.